Fidèle à ses combats, la CREP s’apprête à nouveau à frapper un grand coup contre la vidéosurveillance. Deux ans après la semaine Ras les caméras, restée dans toutes les mémoires, et après la publication récente de la carte des caméras de toute la CUS, nous lançons un nouvel appel à ceux qui voudraient se joindre à nous pour un florilège d’actions collectives dans la rue, autour du samedi 22 mai. Contactez-nous vite pour proposer une action, une idée, un coup de main.
D’ici là, voici un petit résumé de ce qui s’est passé sur le front de la vidéosurveillance à Strasbourg ces dernières années :
- Juin 2007 : F. Keller & R. Grossmann (qui se souvient de ces deux-là ?) décident d’une extension du réseau de vidéosurveillance. Le PS, où R. Hermann reconnaît « un certain nombre de qualités » à la vidéosurveillance, s’abstient prudemment à quelques mois des élections municipales (voir la délibération).
- Mars 2008 : PS et Verts fusionnent leur listes et gagnent les élections municipales. Le premier promettait un « audit » et un « comité d’éthique » alors que les seconds envisagaient un démantèlement des caméras de surveillance (voir la lettre aux élus évoquée ci-après).
- Juillet 2008 : Faute de réponse, la CREP organise une déambulation dans la rue où « ceux qui nous épient 24 heures sur 24 pourront voir une reproduction géante de la lettre ouverte ainsi que sa traduction en langue des signes » : Ohé la mairie, il y a quelqu’un ?
- Septembre 2008 : Création du comité d’éthique de la « vidéoprotection » (terme conseillé par les lobbies). Vidéoprotection, piège à moutons ! proclamons-nous : « Ces cliques d’experts ne sont convoquées que lorsqu’un pouvoir a besoin de légitimité : soit elles appuyent des décisions déjà prises, soit leurs avis sont rangés dans un tiroir quand ils sont contraires aux intérêts des mandants. »
- Décembre 2008 : Première des réunions de ce comité, dans la quasi clandestinité. D’après nos informations, ces membres ont un devoir de réserve et ne découvrent les dossiers qu’au moment de la réunion ! Bonjour la transparence...
- Juin 2009 : Le conseil de CUS décide d’une nouvelle extension du réseau de vidéosurveillance urbaine, en plus du maintien d’une partie des caméras de l’OTAN. La CREP s’écrie Camé-ras-l’CUS ! « Une partie des caméras installées pour le sommet de l’OTAN restera en place, tandis que de nouvelles iront épier deux ou trois “bandes de jeunes” abstentionnistes, dans des villages dortoirs de la CUS où la délinquance sur la voie publique frise le zéro. »
- Juin 2009 : L’abstention, lors de ce vote, des élus Verts crée une vive polémique parmi les militants de leur parti. Les élus sont contraints de faire leur mea culpa.
- Hiver 2009-2010 : Le comité d’éthique choisit deux sociétés pour réaliser l’audit : Althing, un bureau d’étude spécialisé dans l’installation de systèmes de sécurité ; ED Institut, une boîte de marketing... No comment.
- Avril 2010 : Les caméras pullulent (plus de 300 dans la CUS), la société de surveillance progresse (comme avec la LOPPSI), R. Ries voudrait accueillir le prochain G20 (hyper-surveillance et méga-répression pire qu’à l’OTAN, pour sûr). Mais des consciences s’éveillent et la CREP lance un appel pour de nouvelles actions collectives contre la vidéosurveillance en mai 2010 !