L’épopée de la grande vélorution d’hiver racontée aux cyclistes frileux
21 janvier 2006 — vélo

Tout emmitouflés et munis d’une boisson chaude pour l’arrivée, près de 150 vélorutionnaires ont bravé le froid ! De la place Broglie à la gare, en passant par les boulevards, la vélorution d’hiver a été ponctuée d’arrêts commentés sur la pollution, la coupure de la piste cyclable de la rue Wodli et le « Dakar ».

Remarquons tout d’abord que le nombre des participants était le même qu’à la vélorution d’automne, c’est-à-dire environ 150 joyeux cyclistes que nous avons vraiment comptés, nous ! Étant donné la saison, c’est plutôt positif. Le fait que beaucoup de participants n’étaient pas déjà venus à l’automne augure-t-il d’une mobilisation plus grande au printemps le 22 avril ?

Avant le départ

Le gros des troupes arriva, pas trop en retard, entre 16 heures et le quart, le temps avant le départ de se reconnaître ou de se rencontrer pour la première fois, de discuter, d’apprêter les vélos avec des panneaux ou des fanions, des guirlandes lumineuses et autres lampions. Les grands médias avaient sortis les grands moyens : une équipe de France 3 Alsace et une journaliste des Dernières Nouvelles d’Alsace se déplaçant... en monospace et en voiture ! Même la police municipale, venue aux nouvelles avant le départ, était à vélo... Certes, le matériel télé c’est lourd, mais un carnet et un stylo ?

Juste avant le départ, une présentation de la vélorution du jour au mégaphone est suivie d’une première intervention sur le « Dakar ». Cette pseudo aventure aux relents de colonialisme exalte les comportements dangereux au volant et tue chaque année. Elle suggère, en traversant des étendues prétenduement désertes à fond les manettes, que la terre est encore capable d’absorber la pollution automobile. En un mot, sous couvert d’aventure humaine et de découverte de la nature, le « Dakar » est une publicité cynique pour le tout bagnole ! À voir : Stop au « Dakar » 2006 et la pétition « Appel aux chaînes de la télé publique » contre l’édition 2007.

Les boulevards, la pollution et la rue Wodli

Le cortège se lance ensuite rue de la Fonderie puis rue du Général de Castelnau, avant de bifurquer à gauche avenue des Vosges. Les feux tricolores sont respectés par les vélorutionnaires, même si la fin de la troupe est parfois contrainte de passer au rouge afin de ne pas créer dans le peloton de cassure dangereuse où des voitures s’insinueraient. Le trajet sur les boulevards met en évidence le manque criant de pistes cyclables sur ces axes majeurs de circulation : pourtant la place ne manque pas sur ces larges avenues et des projets dorment même depuis dix ans dans les cartons de la ville...

Une première pause boulevard Clémenceau, devant une station de mesure de la pollution atmosphérique de l’ASPA, est ponctuée de coups de klaxon tantôt sympathiques tantôt excédés... Le mégaphone a parfois du mal à couvrir le bruit du moteur des voitures patientant derrière les vélos qui bloquent la chaussée, mais le message passe : en réduisant la circulation 70 décès et 33 hospitalisations pourraient être évitées chaque année à Strasbourg. Plus de détails : ici (paragraphe « Pot d’échappement et santé ») et sur le site de l’APHEIS.

Second arrêt devant le futur parking TGV, à l’angle de la rue Wodli, dont l’accès direct depuis l’autoroute A35 entraînera la coupure de la piste cyclable qui relie Cronenbourg et Hautepierre au centre-ville. Cette liaison très fréquentée deviendra dangereuse, décourageant l’usage du vélo, tandis que le parking encouragera à se rendre en ville en voiture plutôt que d’utiliser un parking relais. Toutes les explications : ici (paragraphe « Une liaison cyclable inter-quartiers dangereusement modifiée »). Une invitation à s’exprimer sur ce sujet dans l’enquête publique sur le parking est lancée aux vélorutionnaires.

Arrivée, goûter... et soupe à la grimace

Enfin, après une déambulation improvisée dans les rues du quartier de la gare, histoire de prolonger la promenade et de constater combien les voitures sont ici reines dans certaines rues, se garant sur les pistes cyclables et les trottoirs, la vélorution s’est terminée place de la Gare. Le partage du goûter, gateaux faits maison et boissons chaudes fumantes, a été écourté par la présence de l’infecte « soupe au cochon » qui se tenait au bout de la rue du Maire Kuss.

Mister Rollers était à pied : pleins de chouettes photos du début de la vélorution. Contre le « Dakar » 2007 : Appel aux chaînes de la télé publique. Rendez-vous le samedi 22 avril pour la vélorution de printemps.


Avant le départ
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Arrrghh !
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Toujours plus haute la vélorution !
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Oui aux bagnoles... à pédales !
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J’adore le jaune
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On est partis
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Va falloir patienter !
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Prise de parole sur la pollution automobile
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Blocage de carrefour
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Arrivée rue Wodli
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On ne voit pas tout le monde...
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Le reste du cortège est sur la gauche
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En route pour la gare
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Le sujet du 19/20 de France 3 Alsace
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Un article très succint dans les DNA...
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